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Le répertoire d'idées permettant d'exploiter la pleine puissance de l'information et de la connaissance dans le management des opérations industrielles et institutionnelles


Ammar Hadj Messaoud, Ing.; M.SC.

La valeur commerciale du business intelligence

Décisions, décisions et décisions. Vous et d’autres dans votre entreprise vous les prenez chaque jour. Grandes décisions, petites décisions, des décisions importantes et des décisions d’importance. Des décisions sur les marchés, des décisions concernant la production, des décisions concernant le prix et des décisions concernant les coûts et toutes sortes de décisions. Toutes ces décisions ont une chose importante en commun : elles affectent toutes vos résultats financiers ! (Profit Net, Cash Flow et Retour sur Investissement.)

En fait, il n’y a probablement rien d’autre que vous faites quotidiennement avec vos collègues ayant le potentiel d’améliorer ou de réduire vos résultats financiers plus que les décisions que vous prenez! Et pourtant, combien de temps vous donnez vous à y réfléchir et à améliorer la qualité de vos prises de décisions relatives à votre stratégie de stocks, à la segmentation du marché, ou bien aux choix d’investissements?

En effet, quelle est la problématique centrale de la gestion des opérations? C’est la bonne décision au bon moment, avec un savoir faire approprié et sur la base d’une information précise et adéquate. De plus, aujourd’hui, sur quoi repose la compétitivité et les succès? Sur la maîtrise du savoir faire et de l’information.

Dans le processus de prise de décisions, on va puisez dans un océan de données pour trouver l’information qui apporte des réponses aux questionnements des divers départements d’une entreprise. De plus, toute prise de décision d’un département est « la bonne décision.» A ce moment là, que devrions-nous exiger d’une décision avant que nous puissions tous convenir qu’elle mérite d’être appelée «bonne»? La réponse est évidente : une bonne solution, une fois mise en œuvre, devrait permettre d’éliminer les effets indésirables existants sans en créer de nouveaux dévastateurs, c’est l’essence même de l’excellence en affaires communément appelée « Business Intelligence (BI)».

Le Business Intelligence (BI) C’est quoi au juste ? C’est l’intégration, « faire un tout, entier et cohérent, en assemblant des éléments. » L’intégration est au cœur de l’accomplissement du Business Intelligence. L’intégration des individus, des processus et des outils représente le moyen, pour une entreprise ou une institution (hôpitaux, écoles, administrations publiques, etc.…), d’accomplir des résultats de classe mondiale. C’est la performance attendue de l’entreprise ou institution excellente. Pour y arriver, la stratégie cherchera à aligner progressivement deux Meta Processus de base : « Réaliser la Demande » et « Créer la Demande. » Le succès du Méta Processus « Réaliser la Demande » est reflété par la performance interne qui conduit à un haut niveau de service à la clientèle à travers des produits et des services fiables et disponibles. Le second Méta Processus, c’est-à-dire, « Créer la Demande » met l’emphase sur ce qui est exigé, pour accroître les marchés et attirer des clients. Le développement d’un processus, efficace, d’acquisition des clients, résulte de la capacité de l’entreprise de se transformer d’un état de « preneur de commande » en un état de « créateur de commande ».

Il est nécessaire de savoir que le BI n’est pas : 1) Un produit qui peut être acheté et installé pour résoudre tous vos problèmes «hors de la boîte», c’est-à-dire hors du cadre conceptuel; 2) Seulement une technologie; et 3) Une méthodologie avec des solutions technologiques appropriées et des changements organisationnels.

Si ce qui est cité au dessus n’est pas le BI, alors c’est quoi au juste le BI?

Le BI combine des produits, des technologies et des méthodes pour organiser les informations clés dont le management a besoin pour améliorer les profits et les performances. Plus généralement, il faut considérer le BI comme des informations d’affaires et des analyses d’affaires dans le contexte des processus métiers clés qui mènent à des décisions et à des actions et qui se traduisent par une amélioration de la performance d’affaires. En particulier, le BI consiste à tirer parti des actifs informationnels dans le cadre des processus métiers clés pour améliorer les performances de l’entreprise. Il implique des informations d’affaires et des analyses qui sont utilisé dans un contexte de processus d’affaires clés; soutenir les décisions et les actions; et conduire à une meilleure performance des affaires.

Le préalable au BI est une vision viable qui va conduire une entreprise de sa situation financière actuelle à une autre situation où ses profits sont significativement plus élevés. En effet, pour gérer la complexité, une vision viable trouve la simplicité inhérente au milieu de la complexité. Cette approche suppose qu’une entreprise a un facteur axé sur le client dans lequel elle peut être d’un ordre de grandeur meilleur que n’importe lequel de ses principaux concurrents. Il faut trouver et renforcé ce facteur, apprendre à le vendre efficacement et le soutenir sur le long terme afin d’assurer une croissance exponentielle. Cette vision viable est construite sur la base de la synergie du trio TOC-Lean-Six Sigma.

Ainsi, sans de solides moteurs des activités d’affaires (business drivers) et sans alignement sur les objectifs d’affaires stratégiques de l’entreprise, le projet Business Intelligence comme soutien à la décision peut être défaillant. Lorsqu’il est fait et implanté correctement, le Business Intelligence (BI) a un énorme potentiel avéré pour améliorer les profits et les performances d’une entreprise. S’il est mal fait, c’est une perte de temps et d’argent. Avec le BI, il faut s’assurer que les décisions, qui conditionnent les résultats du « bottom line », c’est-à-dire (ROI, Profit Net et Productivité), sont prises correctement à priori et non pas à postériori. Seule la TOC permet cette qualité dans les prises des décisions à travers ses 3 indicateurs de pilotage : Throughput, Valeur des stocks et Dépenses de fonctionnement (T, I et OE.).

 

Une réponse à La valeur commerciale du business intelligence

  • Faical Mhijan dit :

    Je pense que cette partie resume bien l’objectif de la BI au sein de toute organization: « Une méthodologie avec des solutions technologiques appropriées et des changements organisationnels ».
    La BI n’est pas un produit pret a acheter qui va resoudre tous les problemes de l’entreprise. C’est plutot une serie de processus a adopter et a utiliser avec les solutions technologiques disponibles.

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