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Ammar Hadj Messaoud, Ing.; M.SC.

Les gouvernants algériens et la gestion du changement

En tout temps, les gouvernants algériens, et tout le management des organisations sociales algériennes, ont été dépourvus de la culture du changement, ils donnent une apparence inhumaine. Prétendre qu’on peut résoudre la problématique actuelle du pays sans une phase de transition relève de l’ignorance de l’arrogance et de mépris vis-à-vis des affaires humaines. Tout système génère des propres mesures !

Partant de deux postulats : i) la réalité et multidimensionnelle ; et ii) le vécu conditionne le comportement. Dans le cas propre de l’Algérie nous avons pris des autres ce qu’il y a de néfaste. Notre culture relative à la gestion du changement est défaillante. L’Algérie est passée d’une colonie à un état indépendant, d’un système de pensée unique au multipartisme et d’une économie planifiée vers une économie de marché sans gérer le changement y afférant. Cela nous coûte énormément et nous payons le prix. Les raisons de ces échecs dérivent du fait que la rupture n’est qu’apparente. Car tous les projets entrepris, sans exception aucune, dans le cadre de ses différents passages n’ont pas été accompagné du processus de gestion de changement. En effet, alors que nous prétendons rompre avec l’organisation sociale indésirable, les personnes censées conduire les changements restent encrées dans le même système de raisonnement, c’est-à-dire, les gouvernants restent fortement ancrés dans une vision technique et instrumentale de l’organisation et du management.

Il est primordial de préciser que la conduite du changement, dans le cadre d’un projet, est relative à un processus bien défini. Les activités du processus de changement sont une suite logique d’étapes relatives à : 1) l’identification des changements ; 2) la préparation des changements ; 3) la planification des changements ; 3) a mise en œuvre des changements ; et 4) la mesure des progrès réalisés.

Pour ce dernier point, la mesure des progrès réalisé se fera par la validation de la valeur ajoutée de la nouvelle gouvernance de l’organisation sociale d’un point de vue client, c’est-à-dire celle des citoyens algériens. C’est à travers ce type de processus qu’on peut conduire adéquatement le changement en agissant sur les croyances de gouvernance pour passer de cette situation dans les fondements sont bâtis sur le triptyque ignorance-arrogance-mépris vers la situation désirée avec des fondements bâtis sur le triptyque démocratie-innovation-compétence.

J’ai cette intime conviction qu’on ne peut réformer la gouvernance algérienne sans une période de transition. Cette période de transition sert à mettre en place un processus de gestion du changement tout en adhérant loyalement à des principes, préalablement définis, en rapport à la finalité de toute gouvernance vis-à-vis de la prospérité du pays et du peuple algérien. Ce n’est que de cette façon qu’on peut acquérir une culture du changement.

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