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Ammar Hadj Messaoud, Ing.; M.SC.

Frustrations et désenchantements : les outputs du pouvoir politique algérien

Étant donné les outputs du pouvoir politique de la gouvernance algérienne qui sont en tout temps de la frustration et du désenchantement du peuple algérien, l’examen du pouvoir politique de la gouvernance algérienne permet d’affirmer que ce pouvoir politique dérive d’une conception négative du pouvoir.

La conception négative défini le pouvoir politique comme une influence foncièrement égoïste. Le pouvoir politique algérien a en tout temps cherché à préserver ou à intensifier son pouvoir associé à la limitation ou à la réduction de celui des autres. Il base ses activités sur  l’acquisition, le développement et l’utilisation des moyens d’influence permettant d’atteindre les résultats souhaités dans un contexte décisionnel chargé d’incertitudes et de désaccords. Il met en œuvres des activités excédant les normes officielles émises par la constitution, ou par les règles prescrites, et ayant pour but d’influencer l’orientation de la distribution des avantages et des désavantages à l’intérieur de ses murs. Il a toujours recours à une action officieuse, obtuse, porteuse de discordes et, surtout, illégitime. Il a, aussi, toujours eu recours à tout moyen permettant l’atteinte de ses objectifs personnels.

Le pouvoir politique algérien a en tout temps adopté un comportement transgressant les façons de faire dûment reconnues par la constitution et les règles préétablies et dont l’objectif vise la jouissance d’un bénéfice personnel ou collectif restreint. En effet, ce pouvoir recours toujours à des actions, non approuvées par les règles constitutionnelles, permettant d’influencer les autres afin d’atteindre ses objectifs personnels au détriment de ceux du pays. Il influence le comportement d’autrui et le cours des événements afin de protéger ses intérêts personnels, d’obtenir la satisfaction de ses propres besoins et d’atteindre ses objectifs.

Les affaires qui remontent à la surface, à cause d’une guerre de clans, confirment que les activités poursuivies par les membres de la gouvernance algérienne servent à favoriser l’obtention de résultats personnels désirés par ces derniers. Ils ont toujours eu l’expression d’une tentative égoïste d’accroître leurs gains personnels aux dépens des intérêts du pays.

La question qu’il faut se poser : comment diable peut-on prôner une élection présidentielle lorsque les fondements de la gouvernance algérienne sont bâtis sur une conception négative du pouvoir ? Si cela devrait se faire dans l’immédiat les résultats ne peuvent être autres que frustration et désenchantement.

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