SCIQUOM   I  IDEEFORCE         

     

Le répertoire d'idées permettant d'exploiter la pleine puissance de l'information et de la connaissance dans le management des opérations industrielles et institutionnelles


Ammar Hadj Messaoud, Ing.; M.SC.

La contrainte cognitive : réapprendre à réfléchir

Beaucoup de gens ne se rendent pas compte qu’ils ont besoin d’apprendre à penser. C’est sûrement quelque chose qui vient naturellement comme nous le faisons tout le temps et, à part quelques exercices de logique mathématique de base, ce n’est certainement pas l’une des compétences que l’on apprend à l’école. Cependant, nos cerveaux sont au plus bas chaque fois que nous devons faire face aux implications des lois non linéaires qui régissent les réseaux. Aujourd’hui, des modèles informatiques très sophistiqués nous aident à pénétrer les complexités en reliant des structures simples. Cela nous permet une compréhension de plus en plus profonde de la complexité. Il existe déjà les connaissances et les outils nécessaires pour faire beaucoup mieux que nous faisons, mais nous continuons à être à la traîne par rapport à ce potentiel.

Si on veut combler le fossé entre les connaissances disponibles et ce que nous sommes disposés à utiliser, on doit puiser dans une utilisation différente de l’esprit. On doit apprendre à voir le changement non pas comme une peur, mais comme une partie naturelle et intrinsèque de notre vie. Lorsque l’on apprend à utiliser notre intuition et notre intellect pour mettre en œuvre des actions cohérentes, le changement n’est plus une menace ni un danger, c’est plutôt  une source continue de nouvelles opportunités.

Cette possibilité est liée à une capacité nouvelle et plus puissante pour utiliser les trois facultés de l’intellect liées à l’intuition (naissance d’une idée), à la compréhension (analyse / développement) et à la connaissance (application / exécution). Faire appel à ces facultés largement inexploitées augmente notre capacité à exploiter notre intelligence et notre capacité à apprendre et à agir de manière cohérente avec cet apprentissage. Les problèmes deviennent alors les suivants : 1) Comment peut-on fortifier notre intellect ? 2) Comment peut-on développer une meilleure capacité à générer de l’intuition, de la compréhension et des connaissances ? 3) Y a-t-il un moyen pratique de le faire ?

Obtenir un meilleur contrôle plus discipliné de la façon dont nous pensons, parlons et agissons nécessite un effort non négligeable. Cet effort ne peut être alimenté et soutenu que si la réalisation de cette nouvelle maîtrise répond simultanément aux deux principaux besoins des individus et des entreprises / institutions : le contrôle et la vision.

La transformation organisationnelle nécessite une meilleure réflexion et un meilleur apprentissage. Bien entendu, cette transformation ne peut être dissociée de la transformation des individus qui lui appartiennent, mais les entreprises et les institutions ont leur propre ensemble de paradigmes qui sont le fruit de la manière dont les interdépendances sont créées et gérées. En d’autres termes, les entreprises et les institutions ont une vie propre qui est générée par la combinaison quelque peu inconnue des individus qui les composent et par la manière dont elles interagissent, ce que nous pourrions appeler les propriétés émergentes qui résultent de cette combinaison. C’est cette complexité qui appelle une vision nouvelle, plus forte et plus profonde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *