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Ammar Hadj Messaoud, Ing.; M.SC.

4ème Maladie du Leadership : Etre Solitaire

Parmi les cinq maladies du leadership nous en avons exposé trois : l’imposteur, le rationalisateur et le chercheur de gloire. Aujourd’hui, nous parlerons de la quatrième maladie : être solitaire.

On tombe dans le piège de la solitude lorsque l’on a tendance à éviter de nouer des relations étroites, à ne pas rechercher de mentors et à ne pas avoir de réseau de soutien composé d’amis, de collègues ou de pairs. Être solitaire est endémique chez de nombreux dirigeants. De nombreux dirigeants sont promus à des postes de pouvoir accru en s’appuyant sur leurs capacités individuelles, leur ambition et une volonté qui peut naître de l’insécurité.

Il est naturel, dans l’étape héroïque du parcours du leadership, de considérer le leadership comme une poursuite solitaire, mais c’est aussi périlleux. Dans un monde compétitif où les leaders sont évalués en fonction de leurs mérites individuels, il va de soi que les futurs leaders prendraient soin de développer leurs propres ressources, de développer leurs propres idées et de ne faire confiance qu’à leur propre jugement. Mais c’est là que réside le danger, car les solitaires peuvent facilement tomber dans un piège auto-renforçant. Sous pression, ils peuvent se retirer dans le bunker lorsque les résultats sont insaisissables et que la critique de leur leadership fait surface. En tant que solitaires, ils ont peu de structures de soutien personnel en place pour leur permettre de traverser des moments difficiles. En conséquence, ils peuvent devenir rigides dans la poursuite des objectifs, ne reconnaissant pas qu’être solitaire les empêche d’atteindre leurs objectifs. Pendant ce temps, leurs équipes et organisations peuvent s’effondrer et leur vie personnelle risque de s’effondrer, au moment même où ces dirigeants ont le plus besoin du soutien des membres de leur famille.

Lorsque les dirigeants deviennent des solitaires, ils se coupent de la rétroaction dont ils ont tant besoin. Pourtant, sans conseils judicieux, les solitaires ont tendance à perdre la perspective et à devenir rigides, ce qui entraînera des erreurs majeures.

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