SCIQUOM   I  IDEEFORCE         

     

Le répertoire d'idées permettant d'exploiter la pleine puissance de l'information et de la connaissance dans le management des opérations industrielles et institutionnelles


Ammar Hadj Messaoud, Ing.; M.SC.

Toute stratégie ne peut-être optimale sans la TOC

Pour commencer je reprends Einstein : « L’imagination est plus importante que la connaissance. L’imagination est le langage de l’âme. Faites attention à votre imagination et vous découvrirez tout ce dont vous avez besoin pour être épanoui.» Étant donné que l’imagination est le langage de l’âme on peut dire qu’une âme saine ne peut imaginer que la vérité, le bien et le beau, par contre une âme malsaine ne peut imaginer que le mensonge, le mal et le hideux (celle là est de votre obligé).  

Faisons un peu d’histoire. Les améliorations apportées à la gestion des entreprises industrielles ont grandement contribué au niveau de vie des gens. Henry Ford a créé le premier système en flux (chaîne de travail) moderne à produire un produit unique et immuable, c’était le modèle T. Dans le processus, il a rendu accessible à des millions de personnes des transports abordables et fiables et a considérablement élargi leurs possibilités. Le système de Ford produit plus pour moins grâce à une gestion dans une perspective globale. Les graines de la disparition de son système de gestion ont germé de son succès. Au fur et à mesure que la population devenait plus aisée, elle voulait des automobiles plus variées et dotées de plus de caractéristiques, le coût n’était plus la principale considération.

Grâce aux efforts d’Alfred Sloan et de Donaldson Brown, General Motors a conçu un nouveau système de gestion pour un monde de plus grande variété de produits et de complexité organisationnelle, augmentant davantage la prospérité. La décomposition des coûts en composants de matériel, de main-d’œuvre et de frais généraux a conduit à une variété de processus décisionnels efficaces, la comptabilité analytique, à gérer dans un monde où la plupart des coûts variaient avec le volume. Encore une fois, les graines de sa disparition ont germé de son succès. Les coûts qui variaient autrefois avec les volumes de production sont devenus de plus en plus fixes, ce qui a conduit ces processus décisionnels à aboutir à des résultats négatifs plutôt que positifs. Le passage d’une approche globale à une approche locale dans de nombreuses décisions de gestion a été encore plus dommageable. En conséquence, au lieu d’un système en flux rapide et fluide des matières premières aux clients, des obstacles sont apparus et ont perturbé le flux et éloigné la production des consommateurs. Le système est finalement devenu si peu favorable qu’il a ouvert la porte à un nouveau concurrent.

Taiichi Ohno de Toyota a imaginé comment le réseau en flux de Ford pourrait fonctionner dans un monde de produits variés et changeants. Bien qu’il soit très désavantagé par rapport à des concurrents bien établis, il a conçu un tel système et a changé l’équilibre économique du monde. Comme Ford, ses employés ont finalement pu se permettre le produit qu’ils fabriquaient. Les efforts d’Ohno pour construire et raffiner son réseau en flux ont exigé près de 40 ans de persévérance. Il a non seulement dû développer les techniques nécessaires pour un écoulement rapide et régulier d’une variété de pièces et de produits, mais il a également dû surmonter l’omniprésence des mesures de comptabilité analytique et des mentalités.

Les entreprises ont été plus lentes à adopter le système en flux d’Ohno qu’elles ne l’étaient les deux systèmes de gestion précédents. Le succès d’Ohno dans la confusion des entreprises occidentales quant aux raisons pour lesquelles son système fonctionnait si bien, combiné au degré d’effort et de patience requis, a constitué des obstacles majeurs.

Un nouveau système de gestion, le TLS, a le potentiel de transformer à nouveau la façon dont les entreprises sont gérées. Le TLS, comme les systèmes Ford et Ohno, est solidement ancré dans la génération de revenus supplémentaires. Il présente trois avantages : 1) des mesures faciles à comprendre pour motiver les comportements souhaités, 2) un mécanisme pour concentrer les efforts d’amélioration sur des opportunités à fort effet de levier et 3) un éventail de techniques éprouvées pour une expansion rapide, raccourcir, lisser et accélérer le flux de produits vers les clients. Le TLS intègre et développe de nombreuses leçons apprises de Ford, Sloan et Ohno. En outre, à travers nos réalisations dans ce domaine nous avons constaté que lorsque les entreprises intègrent le TLS  avec un TOS (Throughput operating Strategy), leurs bénéfices et leur compétitivité augmentent considérablement par exemple, en Algérie, ce que SCIQUOM et IDEEFORCE ont réalisé pour MINIROS (hélas, cette dernière est dans un déni outrageant.) Le principal obstacle à une utilisation généralisée du TOS et du TLS est l’inertie quand une entreprise change de consultants qui n’ont jamais de leur vie des réalisations, l’expérience, le savoir et l’imaginaire du TLS. Beaucoup de gens, dans l’industrie et dans le conseil en management, ont été formés à penser qu’une perspective locale fondée sur les coûts est la façon dont ils devraient gérer les entreprises. Je pense qu’à moins d’adopter une perspective plus globale de gestion des entreprises en ayant une « croyance systémique », les entreprises et les consultants ne peuvent autre que des dinosaures industriels.

Dans tous mes écrits sur mon blog ou mes postes sur LinkedIN  je suggère aux entreprises que la synergie TOC, Lean et Six Sigma pourrait leurs faire bénéficier de manière significative en combinant leurs philosophies de manière logique. Dans nos écrits et notre approche nous clarifions ce point en nous adressant à deux groupes d’intérêt importants : 1) Les dirigeants des entreprises qui souhaitent faire passer la rentabilité et les performances de leur entreprise au niveau supérieur et 2) Les agents du changement et les praticiens chargés de faciliter une telle transformation. En s’adressant à ces deux groupes simultanément, on améliore la communication, la coopération et la compréhension entre eux. C’est pour cette raison que SCIQUOM refuse d’accompagner les entreprises si ces dernières n’adoptent pas notre approche. Mais ce qui est mal et hideux c’est lorsque les gens s’approprient nos réalisations alors qu’ils n’ont aucune réalisation, ni capacité intellectuelle et imaginaire pour construire ce que nous avons fait sur la base du TOC/LEAN.

Nous avons également démontré la puissance de «l’effet d’interaction» qui résulte de la combinaison du TOC/Lean dans une séquence appropriée. Les résultats dans toutes nos réalisations (MINIROS compris) ont confirmé les résultats d’une expérience contrôlée qui ont démontré que le TOC/Lean était largement supérieur à Lean, Six Sigma ou la synergie Lean-Six Sigma.

Le TLS un processus encore plus perfectionné a toujours produit des avantages encore plus importants. En termes de vitesse de production d’argent et d’alignement des indicateurs financier, avec le TOC/Lean on fait passer une entreprise de l’état de la charrette à celui d’un avion. Celui qui n’a jamais réalisé cela et qu’il se retrouve par des circonstances calculées et prémédités à mettre des posters sur l’avion, profitera de cette opportunité malsaine pour s’approprier la réalisation de cet avion.

Maintenant, le choix est entre les mains des entreprises. Vous pouvez libérer votre entreprise en dépassant les approches existantes et les mentalités profondément enracinées ou rester piégé par les connaissances actuelles et un paradigme existant..

En terminant, il peut être intéressant de partager avec vous une histoire. Un jeune veuf est rentré chez lui un jour pour trouver sa maison incendiée et son fils de cinq ans porté disparu. Près des ruines, il trouva le cadavre calciné d’un enfant qu’il supposait être son fils. Dans son immense chagrin, il a placé les cendres de l’enfant dans un récipient et les a emportées partout avec lui.

En fait, son fils n’avait pas péri mais avait été emporté par des bandits. Un jour, le fils s’est échappé et a appris où vivait son père. Le garçon est arrivé à minuit alors que son père se préparait à dormir. Le fils a frappé à la porte. « Qui êtes vous? » demanda le père. «Je suis votre fils», répondit le garçon. « Tu mens. Mon fils est mort il y a plus de trois mois », a déclaré le père. Malgré les demandes répétées du fils, le père a refusé d’ouvrir la porte et a persisté dans sa croyance et ses connaissances. L’histoire se termine avec un garçon qui doit partir et le pauvre père perd son fils pour toujours! Le fait de nous accrocher à ce que nous croyons être une connaissance absolue peut nous empêcher d’ouvrir la porte à de nouvelles connaissances et opportunités, même lorsque cela frappe à notre porte.

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