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Ammar Hadj Messaoud, Ing.; M.SC.

Pour Changer Le Statu Quo, Il Faut Se Défaire Des Racines Du Mal

Parlons un peu du changement et du statu quo dans lequel le pays se trouve depuis des décennies.  Il est nécessaire d’apporter des arguments scientifiques logiques pour démystifier les croyances, les actions et les décisions des tenants du pouvoir en Algérie afin d’élever la conscience des gens. Surtout à l’orée de cette mascarade d’élection présidentielle décidée pour le 7 septembre prochain. On ne peut guérir des maux profond du pays en confiant ce noble mandat à des gens à l’origine de ces mêmes maux profond. Comme nous l’avons exprimé, dans un précédent poste sur LinkedIn, « l’arbre Algérie » ne peut prospérer tant que « les racines du mal » sont toujours présentes et ancrées en élevant  « les branches mortes » qu’il produit et qui se reproduisent.

Changer le statu quo est la clé de l’amélioration de tout système. Si on fait toujours ce qu’on a toujours fait, on obtiendra toujours ce qu’on a toujours obtenu. De nombreuses méthodologies d’amélioration, c’est-à-dire pas seulement la Théorie des Contraintes (TOC), mais aussi d’autres, telles que la gestion de la qualité totale, la réingénierie des processus des organisations, le Lean, le Six Sigma et les normes ISO présentent un argumentaire technique logique pour leur utilisation. Les promoteurs expliquent généralement comment l’application « consciencieuse » de leurs méthodes conduira inévitablement aux avantages promis. Ils partent du principe que la logique de leur argumentation suffira à elle seule à inspirer une « action engagée » de la part de ceux qui souhaitent bénéficier de ces avantages. En d’autres termes, ils disent « dès qu’ils comprendront notre logique, ils seront forcément d’accord avec elle et désireux d’appliquer la méthode ». Comprendre la logique ? Peut-être. L’approuver ? Pas nécessairement. Désireux de l’appliquer ? Peut-être même pas.

Le problème est que ni les avantages ni les changements de comportement nécessaires pour les obtenir ne sont inévitables. Même si la solution technique est convaincante, le « changement de comportement des gens », gouvernants et gouvernés, est le « défi le plus important » pour les entreprises et les organisations qui essaient d’être compétitives dans un monde turbulent, complexe et ambigu.

La problématique centrale n’est jamais la stratégie, la structure, la culture ou les systèmes. Le cœur du problème est toujours de changer le comportement des gens, surtout ceux qui gouvernent. On ne peut changer les comportements des gouvernés si les gouvernants eux-mêmes ne changent pas en premier. C’est la notion de base du « leadership consciencieux ».

L’amélioration de tout système, le système de gouvernance du pays par exemple, résulte de trois facteurs (facteurs critique de succès) d’égale importance et mutuellement dépendants : 1) Des méthodes efficaces ; 2) Le potentiel pour les appliquer ; et 3) L’autodiscipline pour agir en utilisant les méthodes.

La question que l’on peut se poser est : Ces 3 facteurs sont-ils présents dans le concept de la « nouvelle Algérie » ? Bien entendu, la réponse est NON ! Si nous devons citer tous les argumentaires qui justifient l’absence de ces 3 facteurs un livre ne suffirait pas.

De plus, deux  de ces trois facteurs, c’est-à-dire  le potentiel et l’autodiscipline, dépendent à leur tour de plusieurs autres éléments : A) de l’état des connaissances systémiques ; B) de l’autorité (y compris les ressources) pour faire quelque chose à ce sujet ; C) de la motivation à s’améliorer (avoir de la foi dans l’amélioration continue) ; et D) de la volonté d’accepter la responsabilité de l’action.

Ces éléments, qu’on peut appeler des conditions nécessaires, sont-ils présents chez ceux qui dirigent le pays ? La réponse est encore une fois NON ! Il faut savoir que l’amélioration réussie renforce positivement deux éléments : 1) l’état des connaissances systémiques (A) et 2) la motivation pour s’améliorer (avoir de la foi dans l’amélioration continue) (C). Juste un tout petit exemple, le fait que la solution stupide de « couper internet » lors des épreuves du BAC est un élément indicateur de ce qui vient d’être dit.

Aussi, il est important de savoir que la disponibilité d’une méthode de management efficace (Théorie des contraintes (TOC), Lean, Six sigma, qualité totale, les normes ISO) ne dépend d’aucun de ces éléments de causalité cités plus haut. Mais l’absence de l’un de ces cinq éléments, c’est-à-dire méthode, connaissances systémiques (pensée systémique), autorité positive (appariement du leadership et du management), motivation et responsabilité, suffit à empêcher l’amélioration de tout système.

De ces cinq contributeurs, deux d’entre eux proviennent du système lui-même ou de l’extérieur : la méthode et l’autorité. La méthode provient de l’extérieure car elle est basée sur les connaissances et l’autorité provient de l’intérieure car elle est basée sur la nature du leadership. En ce qui concerne les tenants du pouvoir du régime politique de l’Algérie, ils n’ont ni méthodes et encore moins du leadership, un leadership négatif. Il est à préciser que le leadership détermine le « bon quoi à faire » et la méthode détermine le « bon comment faire ». Les tenants du pouvoir en Algérie présentent une négativité dans la méthode et dans le leadership, cela à positionné le pays dans un état d’égarement qui a induit une régression continue dans tous les domaines.

Un autre facteur, la connaissance du contenu du système, est le produit à la fois du système en place et des efforts consciencieux pour en comprendre le fonctionnement. Or, sur ce plan le système de gouvernance du pays repose sur le triptyque immoralité/mal/mensonge ne démontre pas du tout de la connaissance du contenu du système et non plus d’efforts consciencieux. Un exemple, dans ce sens, est les projets de numérisation : ils numérisent des charrettes. Au lieu de transformer en premier lieu les organisations en « avion » ensuite utiliser les technologies de l’information et de communication (TIC) pour consolider la « stabilité et la croissance » de « l’avion ». Il est à noter que l’analogie à la charrette et à l’avion est faite en regard de la « vitesse de production de richesse, d’argent ou de la valeur.»

Les deux derniers éléments, c’est-dire la motivation et la responsabilité, sont des caractéristiques personnelles très internes, elles font partie de l’ADN des individus. On doit « vouloir s’améliorer » et on doit être « prêts à accepter la responsabilité de ses actes » avant qu’une action ne soit entreprise. Et inversement, sans ce comportement personnel (et sa motivation), « l’amélioration du système n’aura jamais lieu. » Les tenants du pouvoir en Algérie font-ils preuves de ces deux caractéristiques ? Malheureux, la réponse encore une fois, est NON !  Preuve en est, c’est toujours les « ennemis de l’intérieur et de l’extérieur » qui menacent les pays. Or, en réalité il n’ya pas d’ennemis intérieurs et pas d’ennemis extérieurs. Les premiers dénoncent les « branches mortes » à qui on donne de la signification et les seconds sont des pays qui profitent des faiblesses des tenants du régime politique pour chercher les intérêts de leurs pays dans un sens unique.

Les solutions techniques ou économiques ne suffisent pas. Le monde regorge de grandes idées qui ont échoué sans que leurs mérites soient remis en cause. Pour la plupart des changements substantiels, l’échec réside plutôt dans l’exécution, et non dans la valeur technique ou économique de la solution, ou de la méthodologie utilisée pour la créer.

 Combien de fois a-t-on entendu des gens  dire : « On a essayé cela… ça n’a pas marché » ? La réplique qui s’ensuit naturellement est invariablement : « Oui, mais nous sommes différents », ce qui sous-entend que ce qui a fonctionné ailleurs ne fonctionnera pas ici. Si c’était vrai, rien de nouveau ne serait jamais adopté et le progrès humain s’arrêterait, et on sait que ce n’est pas le cas. L’échec du changement en Algérie s’est généralement manifesté de deux manières : la résistance active et la résistance passive de ceux là-mèmes qui dirigent le pays.

Le progrès de l’Algérie ne dépend pas des gens raisonnables (les branches saines de l’arbre Algérie) qui font tout pour s’adapter au monde moderne (connaissances, innovation et démocratie), mais le progrès du pays dépend des gens déraisonnables (les branches mortes de l’arbre Algérie) qui ne cessent jamais d’essayer d’adapter le monde à eux-mêmes : ignorance, arrogance et mépris, le triptyque des racines du mal qui produisent les « branches mortes ».

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